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Les rues ne sont que des fleuves de feu
Où se consument les amoureux

l'amour c'est pas pour moi,
c'est un truc pour les gens qui pleurent,
de plaisir ou de bonheur,
mais mon corps est à sec

plus une larme ou même un cri
sortant du bec
rien à dire et rien à vivre
je ne fais que passer

Les rues ne sont que des fleuves de feu
Où se consument les amoureux
Les rues ne sont que des fleurs de feu
Où se consument les amoureux

Il y a bien longtemps déjà, madame,
que j'ai abandonné les rames
et que le fleuve me trimballe sans idéal
à mijoter dans ma timbale

le ciel est tellement grand
qu'il peut parfois faire froid
je me laisse porter par le courant
et j'essaie de ne plus penser à toi

Les rues ne sont que des fleuves de feu
Où se consument les amoureux
La la la la la la
La la la la…

mais j'avance, marinier du bûcher
sans regarder sans même y penser
je navigue sur la braise au fond des gorges et des falaises
mon gouvernail est parti dans les flammes
et depuis j'ai cessé d'espérer
rentrer au port sans tout qui crame
et que lui même n'ait pas cessé d'exister

Les rues ne sont que des fleuves de feu
Où se consument les amoureux
Les rues ne sont que des fleurs de feu
Où se consument les amoureux

La la la la la la
La la la la…

Mano Solo